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1 avril 2017

Charles le Chauve, l'Édit de Pîtres


Charles le Chauve, dans la bible de Vivien, réalisée vers 845
Charles le Chauve, dans la bible de Vivien, réalisée vers 845 


Charles le Chauve, le château neuf  de Pîtres, les Normands.


Charles le Chauve est le petit-fils de Charlemagne . A sa naissance, en 823, son père, Louis le Pieux,  a déjà partagé l'Empire, qui s’étend sur une grande partie de l’Europe, entre ses trois premiers fils. Après de nombreuses batailles, accords et trahisons, il finit par obtenir ce qui deviendra le royaume de France, et recevra même, à la fin de sa vie, le titre d'Empereur des Romains, comme Charlemagne son grand-père.
Son surnom, il ne le doit nullement à une calvitie, mais au fait que contrairement à l’usage des guerriers francs, il porte les cheveux courts, comme les hommes d’Eglise. Il a passé sa vie à livrer bataille, mais aura toujours préféré négocier. Au traité de Verdun, en 843, il partage l'Empire avec Lothaire et Louis le Germanique, et reçoit la Francie Occidentale. Mais les  Normands font des incursions de plus en plus menaçantes, ne se contentant plus de piller les côtes, mais remontant la Loire et la Seine, et assiègent même Paris en 845. Charles le Chauve, qui doit constamment batailler contre des vassaux qui trahissent et même contre ses frères, commence par payer les  Normands pour qu'ils ne reviennent pas piller son territoire. Mais ceux-ci n'obéissent à aucune autorité unificatrice,  les uns prennent l’argent  et les autres continuent à piller….
Charles le Chauve décide donc de les arrêter, et de les empêcher de remonter la Seine. Ils ont établi dans une île, à Oissel, un camp permanent, et de là menacent  Paris. 

Le drakkar reconstitué et exposé au musée d'Oslo
Le drakkar  reconstitué et exposé au musée d'Oslo

La Chronique de Fontenelle (voir sources) rapporte qu'en août 855 un contingent de Vikings s'était emparé du "castrum de Pîtres ", sans aucun doute un camp retranché établi sur le théâtre gallo-romain. Charles le Chauve prend alors la décision de s'établir dans le Val de Pîtres et de leur barrer la Seine. Ce sera l'origine du pont de Pont de l'Arche. On discute encore pour savoir si le palais dont il ordonne alors la construction se trouvait à Pîtres, ou bien à Pont-de-l'Arche, ou entre les deux... Querelle d’érudits que  récapitule en 1792 Aubin-Louis Millin de Grandmaison, membre d’une multitude de sociétés savantes. L’intérêt de son texte est qu’il fait un inventaire exhaustif des sources écrites, même si ses opinions méritent quelques objections : la marée, par exemple, remonte bel et bien jusqu’à Pîtres,  et Pistes –Pistae en latin– est bien à l'origine du nom de Pîtres, mais désignait alors toute la basse vallée de l’Andelle. 

Implantations vikings sur les îles de la Seine
Implantations vikings sur les îles de la Seine

Nous le citons :
« Trompés par le nom d'un village, appelé Pitres, qu'ils ont découvert au confluent de l’Andelle et de la Seine , ils  [ ses prédécesseurs] ont privé le Pont-de-l'Arche de l'honneur d'occuper la place de Pistes, et ils l'ont attribuée à ce village. M. de Valois dit, dans sa Notice des Gaules , imprimée en 1675, qu'il n'y a plus de doute que ce Pitres n'occupe le lieu des Pistes. Son opinion est aussi celle des PP. Mabillon et Germain dans la Diplomatique , du P. Bessin dans son édition des conciles de Normandie et de M. le Brasseur dans l'histoire civile et ecclésiastique du comté d'Evreux. Ce dernier va jusqu'à appeler conciles des Pitres les conciles tenus à Pistes. Il n'y a guère que le P. Hardouin qui , dans la nouvelle édition de tous les conciles., soit revenu au premier sentiment par une note qui est à-côté du concile de Pistes de 861 ; qu'il met en 862 , et où il témoigne que des personnes fort instruites croient que ce lieu est le même que le Pont-de-1'Arche.[…]À l'exception du rapport de nom qui se trouve entre Pistes et Pîtres, et de la proximité des lieux, tout condamne le P. Mabillon et ses partisans, jusqu'au passage des anciens sur lesquels ils se fondent. On lit dans la vie de Saint Condet , solitaire du septième siècle, que le flux de la mer dans la Seine montait jusqu'à Pistes . Le Pont-de-l'Arche en est encore le terme ordinaire, et il ne parvient pas jusqu'à Pitres, qui est à une petite lieue au-dessus de cette ville. . Il est dit, dans les annales de Saint  Bertin, qu'en 862 , Charles le Chauve fit venir les grands du royaume , avec beaucoup d'ouvriers et de chariots, à Pistes , qui était au confluent de l'Andelle et de l'Eure avec la Seine , et qu'il y bâtit des forteresses, pour couper aux Normands le passage par ces rivières.

Pont-de-l'Arche par Nicolas Tassin 1731
Pont-de-l'Arche par Nicolas Tassin 1731

Voilà encore la véritable situation du Pont-de -l'Arche: celle de Pitres , qui est au seul confluent de l'Andelle avec la Seine, à une demi-lieue au-dessus du confluent de l'Eure, n'y convient pas , puisque des fortifications faites en cet endroit, auraient laissé aux Normands la liberté de cette autre rivière. Une chronique de Fontenelle nous apprend que Charles fit faire à Pistes, en 865, un pont, défendu à chaque bout par un très fort boulevard , après avoir chassé de ce lieu les Normands, qui avaient à leur tête Sidroc. Flodoard marque aussi que Himonar écrivit à Charles relativement à ce pont, et à Wenilon, archevêque de Rouen , qui en avait la conduite. Enfin, on lit encore dans les annales de Saint Bertin , que Charles se rendit à Amiens par le Mans et Evreux , ville voisine du nouveau château qu'il avait bâti à Pistes . Or, il n'y a à Pitres ni pont ni vestige de pont; tandis qu'au Pont-de-l'Arche on en voit un fort beau, à l'un des bouts duquel est un fort, qui y fait une île par le moyen d'un très large fossé où l'eau de la rivière passe , ce qui le rendait impénétrable du côté de la campagne. Il reste aussi quelque trace du fort, qui était à l'autre bout du côté de la ville. De plus, ce pont est fort ancien , puisqu'il en est fait mention dans des actes de près de 700. Ne vaut-il pas mieux convenir que ce pont est le même que celui que Charles fit construire cent quarante ans auparavant, dans la même place , que de supposer qu'un ouvrage si solide ait si tôt péri? »
  
Aujourd’hui, on semble s’accorder sur le fait que Charles le Chauve résidait à Pîtres, où il ordonna  en 873 la construction d’un château de pierre et de bois , le "château neuf de Pîtres" (castellum novum) des Annales de Saint-Bertin. Le terme « novum » suggère l'existence d'un établissement antérieur et l'on peut se demander si son l'emplacement n'est pas tout simplement celui du camp fortifié (castrum ) assiégé en 855.

Conciles de Charles le Chauve
Il n'y aurait donc peut-être, en fait de palais, qu’une réhabilitation d’un ancienne position mérovingienne, elle-même établie sur l’emplacement du théâtre gallo-romain. Pour le reste, c'est bien sûr à Pont-de-l'Arche que Charles le Chauve fit construire un pont, à une extrémité d'un territoire qui était nommé le Val de Pîtres .
Durant les séjours qu'il effectue à Pîtres, Charles le Chauve continue à régler les affaires du royaume, lors de Conciles (en latin concilium, qui donne aussi conseil), assemblées d'évêques et de nobles. C'est  au cours de l'un de ces conciles, tenu en 864, qu'est décidée une refonte des monnaies, dotant l'ensemble du royaume d'une seule monnaie, à cours obligatoire, puisque la refuser exposait au risque de bastonnade (quant aux  faux monnayeurs, ils ont la main coupée).

Cet Edit de Pîtres est donc un acte extrêmement important, bien connu des numismates, qui affirme une conception moderne et nationale de la monnaie.
Dom Guillaume Bessin, Concilia Rotomagensis provinciæ, Rouen, Vaultier, 1717
Dom Guillaume Bessin, Concilia Rotomagensis provinciæ, Rouen, Vaultier, 1717 
Avers et revers d'une monnaie de Charles le Chauve
Avers et revers d'une monnaie de Charles le Chauve

Dans le même ordre d'idées, l'édit prévoit aussi le recensement des hommes libres obligés de servir militairement le roi.
Il engage aussi la construction de forteresses pour faire face aux invasions vikings, et des améliorations du sort des esclaves et  colons.
En 875, Charles le Chauve  hérite du trône impérial et des royaumes d'Italie et de Provence, il  est à Rome pour Noël, 75 ans exactement après le couronnement de Charlemagne, pour y être couronné empereur par le pape, bien loin de Pîtres, qui servit à nouveau de séjour royal à plusieurs reprises sous le règne de Charles le Simple (898-911).


voir aussi notre article sur le pont de Pîtres

Sources

Les deux sources contemporaines des événements sont :
La  « Gesta Abbatum Fontanellensium », dite Chronique de Fontenelle, écrite par un moine du monastère de  Saint-Wandrille, dans la première moitié du IXème siècle
Les Annales de Saint Bertin écrites de 835 à 861 par Prudence, évêque de Troyes, puis jusqu'en 882 par Hincmar, archevêque de Reims traitent du royaume franc occidental de 829 à 882.


Ces récits sont des documents de première main, mais doivent néanmoins être reçus avec prudence: il s'agit rarement de témoignages directs, ils ne sont pas exempts d'erreurs et de volonté hagiographique.
Les seuls documents qui ne peuvent être sujets à caution sont les actes officiels : capitulaires, édits, décisions des conciles. Ils ont été collectés par Dom Guillaume Bessin, moine bénédictin,  le dernier d'une longue série de ses confrères qui ont travaillé à la collection des actes carolingiens, édités sous le titre Concilia Rotomagensis provinciæ (Conciles de la province de Rouen)





Le traité de Saint-Clair-sur-Epte

Statue de Rollon dans les jardins de l'Hôtel de Ville de Rouen
Statue de Rollon dans les jardins de l'Hôtel de Ville de Rouen

911 Naissance de la Normandie
Il y a onze siècles, par le Traité de Saint-Clair-sur-Epte, Charles le Simple cédait à Rollon la future Normandie


Petit-fils de Charles II le Chauve, Charles le Simple n'accède au pouvoir qu'après une longue séries de luttes interfamiliales qui affaiblissent le pouvoir carolingien, ce qui explique le recours à l'alliance avec le chef  normand Rollon.
Charles III le Simple
Charles III le Simple

François Neveux  université de Caen  :
"Nous ne connaissons ce traité que par le récit de Dudon de Saint-Quentin. La rencontre entre les parties a lieu à Saint-Clair, situé sur un petit affluent de la Seine, l’Epte. Rollon met ses mains dans celles de Charles le Simple, se reconnaissant ainsi comme son dépendant. En échange, le roi lui donne la main de sa fille, Gisla, et surtout lui cède la terre située « entre l’Epte et la mer », pour qu’il la tienne « en alleu et en propriété ». De plus, il lui permet d’aller piller la Bretagne, « pour qu’il puisse en tirer de quoi vivre ». [...] Dès l’année suivante (en 912 selon Dudon), il fut baptisé par l’archevêque de Rouen, de même que tous ses hommes. Il reçut le nom chrétien de Robert, celui de son parrain, le marquis de Neustrie. La réalité de ce traité de 911 est prouvée par un texte de 918. [Rollon] s’était engagé à empêcher d’autres Scandinaves de remonter la Seine et de poursuivre leurs ravages au cœur de la France. Dès lors, la nouvelle Normandie pouvait s’intégrer dans le royaume."

La scène légendaire de nos livres d’histoire (racontée par Dudon de Saint-Quentin)

«Rollon n'ayant pas voulu baiser le pied du roi, au moment où il reçut de celui-ci le duché de Normandie, les évêques lui dirent : Celui qui reçoit un tel don doit s'empresser de baiser le pied du roi. Mais Rollon leur répondit : Jamais je ne fléchirai mes genoux devant les genoux de quelqu'un, ni ne baiserai le pied de quelqu'un. Cependant, se rendant aux prières des Francs, il ordonna à l'un de ses guerriers de baiser le pied du roi. Le guerrier saisit le pied aussitôt, le porta à sa bouche en se tenant debout, le baisa en faisant tomber le roi à la renverse. Alors il s'éleva de grands éclats de rire et un grand tumulte dans le petit peuple.»
Rollon et Charles III le Simple Traité de Saint-Clair-sur-Epte
Extrait d’un manuel scolaire du début du XXe siècle

L’anecdote est-elle vraie ?

L’histoire est amusante mais Dudon de Saint-Quentin est un clerc qui écrit pour la cour des ducs de Normandie, autrement dit les descendants de Rollon. Il faut donc s’attendre de sa part à quelques anecdotes bonnes à flatter l’esprit d’indépendance des Normands. Quitte à les inventer ! Par exemple il laisse entendre à quel point les Normands étaient craints, en mettant en scène  un roi qui se trouve ridiculisé sans  même broncher .

Sources

Dudon de Saint-Quentin est l'auteur de De moribus et actis primorum Normanniae ducum (« Des moeurs et des Actions des premiers ducs de Normandie »), c'est un récit qui lui est commandé par le duc Richard Ier de Normandie, à la fin du Xe siècle, soit près d'un siècle après le traité. 

Les Normands

Fibule de Pîtres

Les Vikings
La fibule de Pîtres
De furore normanorum


"Libère-nous, Seigneur, de la fureur des hommes du Nord !", c'est la prière que l'on répète dans les églises après les multiples raids vikings du IXème, qui pillaient particulièrement  monastères et abbayes.
L'abbé Cochet, considéré comme un des principaux fondateurs de l'archéologie en France, conservateur du musée des Antiquités de Rouen, a travaillé longuement sur le site de  Pîtres, et après ses études sur la période gallo-romaine, il rend compte en 1871 dans cette "Notice sur deux fibules scandinaves trouvées à Pîtres (Eure) en 1865 et entrées au musée de Rouen" d'une très importante découverte
" Pendant cent ans les barques des hommes  du Nord ont couvert nos mers et envahi nos fleuves. A diverses reprises des nuées de pirates se sont abattues  sur nos rivages  et ont pillé nos villes et  rançonné nos abbayes. Un siècle entier ils ont fait trembler l'Europe et démoli  l'œuvre de Charlemagne : c'est à tel point que cette période de l'histoire peut être appelée le siècle des Normands. Les peuples, abandonnés de leurs chefs et réduits au désespoir,  se tournaient vers Dieu et les saints. Ils tiraient du fond des sanctuaires et du sein des tombeaux les  châsses et les reliques des martyrs et des confesseurs, qu'ils portaient processionnellement-à travers la contrée, demandant à grands cris d'être délivrés de la fureur des Normands.  La Seine les voyait périodiquement apparaître sur ses bords, et chaque printemps ramenait dans nos eaux les flottes barbares. Parfois même elles hivernaient dans nos îles et dans nos camps. L'histoire a enregistré les noms d'Oissel et de Jeufosse comme ayant été pour les Normands des stations de prédilection. …
De cette grande époque piratique, qui avait agité le monde et fait trembler l'Europe, nous ne possédions que quelques petites pièces d'argent connues sous le nom de monnaies des Rois de la mer. En dehors de cela nous n'avions pas une arme, pas un vase, pas un ornement que nous pussions avec certitude reporter à nos origines normandes. …On citait bien, il est vrai, le casque d'Amfreville-sous-les-Monts, aujourd'hui déposé au Musée National d'archéologie de Saint-Germain en Laye; mais la preuve de sa nationalité n'a  jamais été administrée. [...]
Aujourd'hui, grâce à la découverte dont nous venons de rendre compte, nous possédons sur l'époque normande des invasions un monument incontestable ….
Le casque gaulois trouvé en Seine à Amfreville-sous-les-Monts
Le casque gaulois trouvé en Seine à Amfreville-sous-les-Monts se trouve aujourd’hui au Musée National d'archéologie de Saint-Germain en Laye.

En 1865, un ouvrier terrassier tirait du caillou pour les routes dans un champ de la commune de Pitres, canton du Pont-de-l'Arche (Eure), quand il rencontra une sépulture dont il ne tint pas compte. Il venait de passer au tamis des cailloux remués par sa bêche et déjà il les avait jetés sur des tas de pierres choisies, lorsqu'il aperçut deux objets de métal fort différents du silex [...]
Le lieu [...]  est on ne peut plus intéressant pour l'époque qui nous occupe. Pitres, en effet, était un palatium mérovingien voisin des bords de la Seine, et peu éloigné de cette ile d'Oissel où avaient probablement hiverné les pirates scandinaves. C'était à Pitres qu'au plus fort des invasions Charles le Chauve avait réuni trois diètes ou conciles (de 861 à 869), afin de prendre des mesures contre ces mêmes Normands, la terreur de la France. Pitres et son royal palais durent être l'objet de toutes les convoitises des corsaires du Nord. Un d'entre eux, sans doute, y aura trouvé son tombeau.1 " 
1. Les Vikings pratiquaient traditionnellement l'incinération, mais on note à cette époque un nette régression au profit de l'inhumation.

Fibule de Pîtres
En fait, l'abbé aurait dû écrire "une d'entre elles", car ces fibules "en carapace de tortue" sont des attributs du vêtement féminin. Patrick Perrin, directeur des Musées et monuments de la Seine-Maritime  qui a consacré aux fibules de Pîtres un article dans la revue "Connaissance de l'Eure" d'avril 1993, explique que chacune est composée de deux pièces de bronze, réunies par des rivets, chacune étant les résultat d'un long travail de fonderie : matrice sculptée en bois dur, négatif primaire en argile, positif secondaire en cire perdue, négatif secondaire en argile  recouvert d'une couche de cire, puis d'argile pour obtenir la pièce avec ses deux faces, chauffage pour évacuer la cire, et enfin moulage du bronze…. travail qui n'est pas fondamentalement différent de ce qui se pratique aujourd'hui à quelques centaines de mètres dans les aciéries du Manoir.
Fibule
L'utilisation des fibules.

Ces fibules sont assez répandues dans les nécropoles scandinaves, mais le modèle de Pîtres  est relativement rare, et paraît originaire de Norvège.

Détail de la fibule de Pîtres
Détail de la fibule

Quant à la présence de cette tombe à Pîtres, elle ne peut s'expliquer que par un séjour prolongé de Vikings, qui dans ce cas pouvaient amener leurs femmes, peut-être en 855 lors de la prise du castrum.