1 janvier 2026

Joseph JOUANNOT, le médecin helper



Joseph JOUANNOT, le médecin helper

Joseph JOUANNOT, le médecin helper

Médecin dans la vallée de l'Andelle, exerçant de Pîtres à Radepont de 1925 à 1947, résistant déporté, un temps maire de Pont-Saint-Pierre, artisan d'une transformation plus humaine au CHU de Rouen, le docteur Jouannot est un personnage qui mérite d'être reconnu.

Une enfance berrichonne

Une inscription gravée sur une des portes de Bourges proclame les habitants "purs dans leurs mœurs, affables dans leurs manières, exempts de feinte et d’hypocrisie, et Joseph François Jouannot, né dans le Cher, le 12 juillet 1899 appartient à cette terre berrichonne. Ses parents, François Jouannot et Céline Dubreuil sont des métayers de la ferme du château des Bourbon-Busset. Georges, le fils ainé, est tué au tout début de la guerre 14-18, à 21 ans. Sa disparition est un choc dont sa mère ne pourra se remettre. Joseph étudie brillamment à l’école primaire du village et comme tous enfants de son époque va au catéchisme, sous la houlette du curé Auguste Granger. On suppose que curé et châtelain employeur de ses parents ont fait en sorte que Joseph puisse partir étudier dans le secondaire. Il est admis au séminaire de Bourges, admission facilitée par la gratuité, de rigueur pour les familles modestes. Quand Joseph obtient son baccalauréat, comme il est leur seul enfant, ses parents peuvent financer son entrée en faculté de médecine à Paris. En 1918, il passe le conseil de révision à Bourges. Sa fiche de recrutement signale des cheveux bruns, des yeux marron, 1m74, et une exemption pour pied bot et atrophie de la jambe, handicap qui s’est abattu sur lui dès son enfance et qu'il supporte sans geindre.

 

Médecin à Pont-Saint-Pierre

Muni de son doctorat, Joseph monte en Normandie, et fait peut-être un court séjour dans le Calvados, mais en 1925, il est installé à Pont-Saint-Pierre. Deux médecins exerçaient déjà dans la localité, Eugène Potié (61 ans) et Georges Bourhonet (56 ans). Le docteur Jouannot s'installe dans la grande rue, côté mairie, assisté par Claire Grenier. Un de ses tout premiers accouchements est celui de Madeleine Grégoire qui met au monde un «beau bébé» : Jeanne, aujourd’hui centenaire, toujours bon pied, bon œil, qu'il avait unie en mairie de Pont-Saint-Pierre en 1947 à Louis Levacher.

Le docteur parcourt à moto la campagne à tout moment de la journée ou de la nuit. En 1932, il épouse Yvonne Catherine, fille d'un manufacturier en confection. De cette union naitront trois enfants avant-guerre, Pierre, Jeanne et Philippe, et trois après-guerre, Claire, François et Solange. Le couple acquiert la résidence Castel Belles Rives située à l’angle de la grande rue et de l’avenue du château. Il installe son cabinet, une salle d’attente et un local de radiographie dans l’aile gauche de la cour intérieure. Bien secondé par son épouse, son activité bat son plein lors de l’entrée en guerre.

 

Réseaux de helpers

Joseph JOUANNOT, le médecin helper - Pat O'Leary
Pat O'Leary

Entre 1939 et 1945, plus de 100.000 aviateurs sont abattus. Plus de la moitié perdent la vie, un tiers est fait prisonnier et seul un dixième réussit à échapper à ses poursuivants. Face à ces hommes tombés du ciel, les civils ne réagissent pas tous bien, mais certains les cachent et les aident à rejoindre l’Angleterre. Les anglo-saxons les surnomment les helpers, ceux qui aident, engagement de civils prépondérant. Pour mener à bien l’évacuation des aviateurs des réseaux se constituent. Le réseau Pat O’Leary est connu comme le plus grand réseau d’évasion en France, dirigé par un médecin militaire belge, Albert Guérisse. La ligne d’évasion mise en place en janvier 1941 passe par les Pyrénées, vers Barcelone ou Lisbonne. Le réseau Hector, en relation avec le précédent, créé par Alfred Heurteaux, officier d’aviation en 14-18, regroupe des résistants de tous les milieux. Heurteaux, arrêté par la Gestapo en 1941, est interné à Fresnes puis déporté en Allemagne. Les premières heures qui suivent l’arrivée des aviateurs alliés abattus au-dessus de la France occupée sont cruciales. Pour éviter d’être capturés ou faciliter leur évasion, ils sont dotés de kits de survie comprenant des cartes imprimées sur de la soie, foulards impalpables et anodins, qui vont devenir des symboles de leur exfiltration, des petites lames de scie à métaux, une boussole miniature de 1,5 cm de diamètre, des photos d’identité en civil pour fabriquer des faux papiers. A leur retour les exfiltrés livrent un récit détaillé de leurs aventures et des informations sur les helpers. L’Intelligence Service en recense environ 34 000 en France, où les chances d’être aidé par la population sont de 90%. L’engagement résistant, couteux et risqué, réunit plus de volontaires que l’engagement collaborationniste qui est pourtant rémunérateur… alors que Vichy appose des affiches qui interdisent toute aide, le helper peut être interné ou fusillé sur le champ.

Joseph JOUANNOT, le médecin helper - Une carte sur soie
Une carte sur soie

 

Les soldats britanniques de Radepont

Le docteur Jouannot est connu pour son dévouement, sa disponibilité et son écoute. Pour ses déplacements l’occupant l’oblige à obtenir un ausweis. Lors d’une visite chez une patiente à Radepont, il découvre qu’une modeste famille héberge huit soldats britanniques. Dans la plus totale discrétion, il leur assure le ravitaillement la nuit et par le biais de ses connaissances, affiliées certainement au réseau local Hector, sept soldats sont conduits jusqu’à Bourges au-delà de la ligne de démarcation au début de l’année 1941. Ils sont confiés à la gendarmerie non contaminée par la collaboration et il apprendra bien plus tard le succès de l’évasion (on suppose qu’il est en liaison avec le réseau). Le huitième anglais se plait sans doute en France, car il tarde à partir pour des raisons ignorées, mais se trouve dans l’obligation d’être exfiltré.

Joseph JOUANNOT, le médecin helper - avis de recherche aviateur 1941

La personne qui se présente au docteur Jouannot pour ce faire est une jeune femme, qui se dit membre du réseau Pat O’Leary comme spécialiste des passages de la ligne de démarcation. On lui confie le huitième britannique de Radepont. Elle sera arrêtée début mars 1941 en Dordogne, en compagnie de plusieurs autres soldats britanniques et français, et l'on aurait découvert dans ses chaussures la liste de tous les résistants du groupe, dont celui du docteur Jouannot. Grave imprudence, malchance, trahison ? Emprisonnée quelques jours en Charente puis envoyée à la prison du Cherche-Midi à Paris, elle comparait devant le tribunal qui la condamne à mort. A la fin de la première quinzaine d’octobre 1941, elle est déportée vers l’Allemagne et sera libérée par les américains fin mai 1945. 
Joseph JOUANNOT, le médecin helper - ligne de démarcation 1941


La répression nazie

La répression orchestrée par les services allemands s’intensifie, une circulaire ordonne à la police et la gendarmerie française d'y participer, le quadrillage du territoire se resserre. Fin 1940, le contre-espionnage allemand lance les rafles qui aboutissent à des arrestations, pour une grande majorité du réseau Hector. Les directives sous nom de code Nacht und nebel (Nuit et brouillard) renforcées par Himmler énoncent que "la seule force de dissuasion possible est soit la peine de mort, soit une mesure qui laissera la famille et le reste de la population dans l’incertitude… la déportation vers l’Allemagne remplira cette fonction… les prisonniers disparaîtront sans laisser de trace … aucune information ne sera donnée sur leur lieu de détention ou sur leur sort".

 

Arrestation, incarcération,  déportation

En janvier 1941, le docteur consulte dans son cabinet quand surgissent les membres de la Gestapo. Au préalable avant d’entrer, ils abattent les cinq chiens du docteur et sans ménagement s’emparent de lui devant ses patients. Impassible, le docteur demande de pouvoir rassembler leurs dossiers médicaux afin de les remettre en mairie, belle preuve d'attention à leur égard, dans sa situation dramatique. Seul acte de bienveillance de la Gestapo, la demande est accordée... Il est incarcéré à la sinistre prison de Fresnes avec d'autres résistants. Environ deux jours après, un ami du docteur, peut-être inscrit sur la liste, Mr Verhaegue est arrêté, torturé, et conduit à la maison du docteur où son épouse est confrontée à la Gestapo. Mme Jouannot connait très bien cet homme. On demande à Mr Verhaegue : "connaissez-vous cette dame et son mari?", et à demi conscient, il bafouille puis réagit " je ne la connais pas", Mme Jouannot peut alors affirmer, malgré son extrême angoisse : "je ne connais pas du tout ce monsieur!". Cette femme dont le mari vient d’être arrêté, mère de trois enfants en bas-âge, échappe ainsi sans aucun doute à la déportation. Mr Verhaegue, héros anonyme, part en camp de concentration et n'en reviendra pas...

Mme Jouannot, munie d’un auweis difficilement obtenu, prend le train à la gare de Pont-Saint-Pierre, et après quelques correspondances laborieuses réussit à visiter son époux à la prison de Fresnes. Elle se souvient d'une énorme grille, d'un long et large corridor, des quatre niveaux de galeries, des gardiens, du blanc et du vert, d'une odeur de soupe et d’angoisse, de petites portes closes... comme de l'antichambre de l'enfer. Beaucoup de ces hommes et de ces femmes disparaîtront à jamais, et ne subsistent aujourd'hui que quelques inscriptions qu'ils ont laissées. Le docteur survit dans ces conditions, handicapé d'une jambe il ne laisse rien paraître de ses souffrances physiques et morales.

Joseph JOUANNOT, le médecin helper - La prison de Fresnes
La prison de Fresnes

Si auprès de Ravenbrück, Auschwitz ou Dachau, Fresnes peut sembler un bagne supportable, cela ne change rien au sentiment d'abjection,  accru, au contraire, par la honte que des Français ou des étrangers venus résister à l'occupant aient été traqués, trahis, emprisonnés et livrés à la déportation, à la torture ou à la mort en France par des Français, aussi !

Joseph JOUANNOT, le médecin helper

Les Allemands occupent Pont-Saint-Pierre, principalement le château de Logempré et les propriétés des Jouannot et des Quentin. Mme Jouannot, qui ne se sent pas en sécurité, décide de mettre ses enfants à l’abri de ceux qui viennent d’arrêter son mari, et trouve refuge à Amfreville-les-Champs, chez les Rocher, maire de la commune. Cela s’appelle la solidarité… La fille de Joseph et d’Yvonne s’en souvient encore : "ce fut merveilleux, nous avions chacun un cheval à bouchonner et nous passions de bons moments à les suivre dans les champs derrière la charrue."

Joseph JOUANNOT, le médecin helper - Prison du Cherche-MidiJoseph JOUANNOT, le médecin helper - Prison du Cherche-Midi
La préoccupation principale du docteur se porte sur ses enfants et sa courageuse épouse. Le procès des résistants dont il fait partie se tient à la prison du Cherche-Midi de triste mémoire où le Capitaine Dreyfus en son temps avait été incarcéré. Huit mois d’internement à Fresnes ont altéré la santé du docteur qui le 13 octobre 1941 est déporté dans différents camps : Karlsruhe, Rheinbach près de Bonn, Francfort et Diez am Lahn pour être sans doute à nouveau jugé au tribunal de Cologne. De sa cellule de Diez, il écrit une lettre émouvante à son épouse, avouant qu’il souffre depuis deux mois, alors qu'il ne parlait jamais de ses souffrances. Le moignon de sa jambe ne s’est jamais cicatrisé et a engendré une infection, aussi il a demandé à être amputé au-dessus de la cheville. Pourtant dans cette lettre encore pleine d’espoir, il confie à son épouse qu’il pourra continuer la médecine et assurer leur avenir. Il est opéré le 15 décembre 1942. A la veille du départ vers l’hôpital de Diez ses propos restent pleins de philanthropie, et de générosité. Mais les complications arrivent vite à partir de janvier 1943. Remis en cellule trop rapidement, la cicatrisation ne se fait pas, l’infection se répand, son coude, son poignet et ses mains sont bloqués. Il écrit à son épouse que cette fois-ci il n’a plus d’espoir et qu’il faut qu’elle s’attende à vivre seule avec les petits, c’est un message pathétique d’adieu du médecin qui réalise à quel point son corps ne peut plus lutter. Cependant entre les époux brillait une lueur de foi… Yvonne son épouse demeure son soutien indéfectible…

Joseph JOUANNOT, le médecin helper - Plaque commémorative à la prison de Fresnes

Plaque commémorative à la prison de Fresnes


Libération, hospitalisation, convalescence

Après vingt-neuf mois de captivité, les Allemands pressentant une issue fatale le libèrent, le 18 juin 1943. Son retour s’effectue dans un wagon de marchandises dans les mêmes conditions que son départ. Sa santé est plus que précaire, il ne pèse que 34 kg, après les terribles conditions d’internement, la nourriture insuffisant, le travail forcé, le froid, les soins quasi inexistants... C’est un homme très affaibli qui est remis à la Croix Rouge. A Paris, il se soustrait au contrôle des autorités allemandes et entre à l’Hôpital Saint-Joseph du 13 juillet au 13 août 1943. Le professeur Huc parvient à lui sauver le bras droit. Il décide de ne pas revenir tout de suite à Pont-Saint-Pierre pour ne pas compromettre la sécurité de sa famille et retourne dans son Berry à Lignières où il passe sa convalescence au château Bel Air chez son cousin Henri Decroix.

 

Retour à Pont-Saint-Pierre

La guerre se termine et il décide de remonter à Pont-Saint-Pierre où d’emblée il fait l’admiration de tous. Cependant il n’est plus question d’exercer en campagne. Le docteur Laurent a pris le relais pendant son absence. Finies les visites à moto, une prothèse lui permet une certaine mobilité et petit à petit il reprend son activité dans son cabinet. Il porte alors intérêt à la gestion de sa commune. Le 1er septembre 1944, le maire, Gaston Philbert est obligé de cesser ses activités, l'intérim est effectué par Robert Beaucé, adjoint, qui lors de la réunion du conseil municipal du 17 novembre 1944 rend un hommage solennel à Patrick Descamps, mort pour la France le 24 août 1944 et au docteur Joseph Jouannot.

Celui-ci prend goût à la vie publique, le 10 mai 1945, il préside une manifestation théâtrale qui présente le Cid de Corneille au profit du Livret des Prisonniers de Guerre de Pont-Saint-Pierre. Le 18 mai 1945 les pétripontains sont invités à se choisir un nouveau maire, et le docteur Jouannot est élu à la majorité absolue au premier tour. Les Français doivent ensuite élire leur Assemblée nationale constituante. Le docteur, sollicité par le MRP, accepte de se présenter en fin de liste. Le scrutin du 21 octobre 1945 permet aux résistants Forcinal, Azémia, Chauvin et Greffier dit Vidal d'être élus députés de l'Eure, les électeurs montrant leur reconnaissance à ceux qui ont résisté à l'envahisseur. La vie reprend le dessus, le docteur prend à cœur son mandat de maire et porte en 1946 le projet de construction du Collège d'Enseignement Technique de Pont-Saint-Pierre qui voit le jour en 1947, premier Centre d'apprentissage construit dans l'Eure après la guerre.

Pour l'anecdote, le docteur avait en 1937 et 1939 mis au monde Cécile et Thérèse, filles de ses voisins boulangers. Elles se souviennent encore aujourd'hui des bons moments de leur enfance où elles jouaient dans le parc de la résidence avec les enfants des Jouannot : Pierre dit Coco, Jeanne dite Didi et Philippe dit Fafa, et du bon goûter servi dans la cuisine de la propriété.

Joseph JOUANNOT, le médecin helper - Le docteur Jouannot, appuyé sur sa canne, avec les pompiers de Pont-Saint-Pierre

Le docteur Jouannot, appuyé sur sa canne, avec les pompiers de Pont-Saint-Pierre


Le médecin hospitalier, le cardiologue

Le docteur qui ne peut plus pleinement exercer ses fonctions de médecin et de maire pour des raisons de santé doit cesser ses activités en octobre 1947. A près de cinquante ans, il reprend avec opiniâtreté des études en cardiologie. Il devient médecin des Hôpitaux de Rouen et responsable du service de cardiologie. Pour rappel, en 1934 les Hospices Civils de Rouen avaient fait place au Centre Hospitalier Régional. Le docteur Jouannot est à l’origine de la transformation des salles "incurables" en salles "malades", transformant les salles Marin le Pigny et Lamartinière en un véritable service de médecine générale. Apparait derrière cette amélioration, l’humanisme, l’amour de ceux qui sont touchés dans leur intégrité, et il sait de quoi il parle ! Le docteur exerce en milieu hospitalier le matin et consulte l’après-midi à son cabinet, rue Beauvoisine puis rue du général Leclerc jusqu’en 1972.

 

Le grand envol, l’hommage

Usé par une vie de dévouement laissant libre cours à une totale abnégation à l’égard d’autrui, le Docteur est confronté à sa dernière épreuve et après avoir surmonté l'impossible il est terrassé à la suite d’une bénigne opération le 29 août 1972.

Le docteur Joseph Jouannot était soucieux de l’homme en général et de ses patients en particulier. Souvenons-nous des dossiers médicaux de ses patients qu’il veut en priorité déposer en mairie alors que le sort de sa famille et le sien sont entre les mains des membres de la féroce Gestapo, imaginons un instant ! Il a beaucoup aimé la vie pour la consacrer à sa famille, aux autres, bien portants et malades. Son œuvre réalisée dans la discrétion, l’humilité et la charité n’a pas eu de limite.

Les héros ont un ennemi : l’oubli ! De fait, nulle trace de reconnaissance dans sa commune, par usure du temps, négligence, méconnaissance ? Vingt-cinq années passées à Pont-Saint-Pierre, et quel passage !, ne peuvent être mises sous le boisseau, il est encore temps : un espace, une rue, le fronton d’un groupe scolaire, d’un centre médical…. seraient honorés de pérenniser sa mémoire. Un élève du Lycée Georges d’Amboise de Gaillon, soucieux du devoir de mémoire a écrit ces quelques lignes:

c'est contre l'oubli qu'a été fait ce récit,

à travers les lieux, à travers les âges,

dans le seul et unique but d'honorer,

les actes de tous les femmes et les hommes

blessés, morts pour la Liberté.

Le docteur Jouannot a été reconnu comme membre des Forces Françaises Combattantes, des Déportés et Internés de la Résistance, au nom du réseau Pat O’Leary, et décoré de la Médaille de l’Ordre de la Libération créé par le Général de Gaulle en 1940.

Joseph JOUANNOT, le médecin helper - Médaille de l'Ordre de la Libération

 

Sources

Je tiens à remercier la merveilleuse fille ainée du docteur et de son épouse Yvonne, Madame Bernex-Jouannot, qui m’a permis d’entrer dans son intimité familiale. Egalement merci à mon ami Franck Adam et à Romain Personnat, l’historien de Lignières

 

Autres références :

-         site internet Mémoire des Hommes,

-         Les hôpitaux de Rouen du Moyen-âge à nos jours de Yannick Marec

-         site internet Fondation de la Résistance https://www.fondationresistance.org/

 

 

Jean-Pierre Demeillers